La pénurie qui règne sur le marché de l’emploi oblige les employeurs à approcher les talents de manière active

« Les jeunes candidats n’ont que l’embarras du choix »

Jeudi 22 mars 2018 — L’économie repart et la demande de talents professionnels augmente. Le bureau de recrutement Hays note une croissance de 35 % du nombre d’emplois intérimaires (avec emploi fixe en option) par rapport à l’année précédente. Les employeurs ont par contre de plus en plus de mal à recruter du personnel adéquat, ce qui risque de freiner leur propre croissance. Comment les employeurs peuvent-ils attirer (et conserver) des talents sur un marché de l’emploi aussi tendu ?  

« Chez Hays Response*, nous sommes confrontés depuis deux ans à un marché de candidats, avec une croissance de plus de 50 % du nombre d’offres d'emplois. » Autrefois, nous avions des entretiens avec 15 candidats par semaine mais ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Avant, c’étaient les candidats qui prenaient l’initiative mais maintenant, c’est nous qui allons vers eux », explique Charis Keersmaekers, Teamleader Office Support chez Hays Response. Les jeunes candidats - les « juniors » - sont dans une position fort confortable et selon Hays, les entreprises doivent s’y adapter.

Journée d’essai

L’employer branding, c’est-à-dire la manière dont vous êtes perçu en tant qu’employeur, devient d’autant plus important sur un marché aussi tendu. « Il ne s’agit en effet pas uniquement d’attirer des talents mais aussi de les conserver », poursuit Charis. « L'adéquation de culture entre employeur et travailleur est plus vitale que jamais. Les jeunes candidats veulent travailler dans une entreprise où ils se sentiront bien, où ils seront bien accompagnés et où on les écoutera. Pour eux, il peut s’agir là du critère déterminant pouvant les inciter à choisir telle ou telle entreprise et à y rester plus longtemps, indépendamment de leur personnalité et de leurs compétences. » C’est pourquoi Hays conseille à ses clients d’organiser une journée d’essai. Le candidat entrera ainsi en contact avec les personnes avec qui il collaborera (et pas seulement le manager HR ou le CEO) et découvrira aussi son environnement de travail. « Il pourra éventuellement aussi effectuer quelques tâches mais le plus important, c’est qu’il ressente des affinités avec l’entreprise dans laquelle il va travailler. Dès qu’un collaborateur est recruté, il n’y a en effet pour ainsi dire plus aucune marche arrière possible. » 

La jeune génération postule paresseusement (ou au contraire intelligemment ?)

La jeune génération postule en outre de façon différente. « On pourrait dire qu’ils sont devenus paresseux mais ils sont en fait tout simplement plus malins. Ils ne rédigent plus de CV ou de lettre de motivation mais utilisent uniquement leur profil LinkedIn et attendent de recevoir des offres. Ils s’attendent également à postuler uniquement à partir de leur profil LinkedIn. Dans notre business, les médias sociaux deviennent sans cesse plus importants », ajoute Charis. « Ils peuvent également mettre leurs soft skills en avant et éviter ainsi de longs CV ». De nos jours, les entreprises doivent donc modifier leur approche vis-à-vis des candidats.  Tout doit être aussi simple que possible. « C’est pourquoi la procédure de sélection doit être d’une efficacité maximale. Pas d’interminables rounds de sélection car les candidats risquent alors de raccrocher. » 

L’importance de la flexibilité

Les jeunes et les hauts potentiels sont par ailleurs sensibles aux descriptifs d’emplois attrayants. Pensez par exemple à des termes tels que « environnement international », « développement de soft skills », « perspectives de croissance », « cultural fit » et « accompagnement ». Si votre offre d’emploi exclut toute mentalité « 9-to-5 », vous dites en fait, en tant qu’employeur, que le candidat devra effectuer d’office des heures supplémentaires. « Alors que c’est précisément ce que les jeunes ne veulent plus. L’équilibre travail-vie privée est devenu bien plus important à leurs yeux.  C’est pourquoi il vaut mieux dire que « vous proposez diverses possibilités d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle », estime Charis. « De nos jours, une entreprise manquant de flexibilité aura des difficultés à pourvoir ses emplois vacants. La flexibilité au travail est devenue la nouvelle norme. Les heures de travail flexibles et le télétravail, l’évaluation des travailleurs sur les résultats et non sur la présence, comme l’apprécie la jeune génération, tout cela est déjà bien ancré dans les habitudes », souligne Charis.

Enfin, toujours selon Hays, les entreprises ont tout intérêt à proposer leurs propres formations pour assouplir leurs critères de sélection et augmenter ainsi le flux de candidats. 

- FIN -

*Hays Response est un bureau spécialisé dans le placement rapide et efficace de collaborateurs qualifiés dans les secteurs office & finance, dans des fonctions urgentes, temporaires avec ou sans option d’emploi fixe.

 

Robby Vanuxem, Managing Director de Hays Belgique
Robby Vanuxem, Managing Director de Hays Belgique
Robby Vanuxem, Managing Director de Hays Belgique